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Calculate gender pay gap

Comment les entreprises doivent‑elles calculer les écarts de rémunération entre femmes et hommes ?

En bref

La directive européenne sur la transparence des rémunérations impose aux employeurs de publier à la fois les écarts de rémunération non ajustés et ajustés entre les sexes. Ces deux mesures apportent des éclairages différents mais complémentaires :

  • Écart de rémunération non ajusté → différence moyenne de rémunération entre l’ensemble des femmes et l’ensemble des hommes.
  • Écart de rémunération ajusté → analyse prenant en compte des facteurs tels que le poste, l’expérience ou le temps de travail, afin de déterminer si les différences sont liées à la structure de l’organisation ou à des biais.

Ensemble, ces indicateurs décrivent l’ampleur des écarts et leurs causes possibles.

    Décomposons

    Écart de rémunération non ajusté

    Différence moyenne brute de rémunération entre hommes et femmes, sans tenir compte du poste occupé, de l’ancienneté ou du type de contrat.

    Il fournit une vue d’ensemble du niveau d’égalité professionnelle au sein de l’entreprise.

    Écart de rémunération ajusté

    Analyse plus détaillée intégrant des variables telles que :

    • Poste ou catégorie professionnelle
    • Ancienneté ou durée de service
    • Niveau de formation ou qualifications
    • Performance (selon les règles nationales)
    • Temps de travail

    L’objectif est d’identifier la part “inexpliquée” de l’écart — celle qui peut révéler des inégalités structurelles ou des biais.

    Méthodes statistiques

    La directive recommande la méthode Oaxaca‑Blinder, qui permet de distinguer la part de l’écart “expliquée” des différences de caractéristiques observables et la part “inexpliquée”.

    Dans la pratique, de nombreuses organisations — notamment celles n’ayant pas d’équipes d’analystes internes — utilisent des modèles de régression ou des outils automatisés, souvent fournis par des prestataires externes.

    Exigences de déclaration

    Les rapports doivent inclure :

    • Les écarts moyens et médians pour le salaire de base
    • Les écarts moyens et médians pour la rémunération variable
    • La répartition des salaires en quartiles selon le sexe
    • Le pourcentage d’hommes et de femmes percevant des primes

    Si un écart égal ou supérieur à 5 % ne peut pas être justifié :

    • Un audit salarial conjoint doit être réalisé
    • Un plan d’action correctif doit être mis en place dans les six mois
    • Les représentants du personnel doivent être consultés (dans la plupart des pays)

      Ce que cela signifie en pratique

      Le calcul des écarts de rémunération va au‑delà d’une obligation réglementaire. Pour obtenir des résultats fiables, il est essentiel de :

      • Disposer de données complètes, structurées et cohérentes
      • Utiliser des catégories de postes claires et objectives
      • Être capable d’expliquer les chiffres et les facteurs qui les influencent

      Des échantillons trop restreints, des intitulés de poste flous ou des données manquantes peuvent fausser les résultats. Préparer vos systèmes de données dès maintenant facilitera considérablement la conformité future.

        Pourquoi est‑ce important ?

        L’écart de rémunération entre femmes et hommes est plus qu’un simple indicateur statistique. Une analyse rigoureuse permet :

        • De détecter des inégalités invisibles dans les pratiques de rémunération
        • De renforcer les structures internes de gestion salariale
        • De démontrer un engagement réel en faveur de l’équité

        Il ne s’agit pas seulement de respecter une obligation : c’est une occasion d’utiliser la donnée pour instaurer un environnement de travail plus juste et transparent.

            Vous souhaitez savoir comment cela s’applique à votre organisation ?

            Consultez la FAQ complète de notre campagne :

              De la confusion à la confiance