Près de 4 employés européens sur 10 choisissent où et quand ils travaillent

L’enregistrement des heures améliore l’équilibre travail-vie privée

28 avril 2022

Un peu plus de la moitié des employés européens déclarent avoir des heures flexibles. Dans un cadre fixe, les collaborateurs jouissent de plus de liberté, comme les horaires flottants. La moitié des employés interrogés indiquent que la tenue à jour des heures prestées les aide à maintenir un bon équilibre travail-vie privée. C’est ce qui ressort d’une étude récente du prestataire européen de services RH et payroll SD Worx.

En collaboration avec Protime, qui fournit une technologie de Workforce Management, SD Worx a interrogé près de 5.500 employés dans dix pays européens pour obtenir un aperçu de la manière dont ils gèrent leur temps de travail. 

En moyenne, 53 % des employés européens ont des heures flexibles. Les pays les plus flexibles en matière d’heures de travail sont la Finlande, l’Allemagne et les Pays-Bas. Près de 6 employés sur 10 y ont des heures flexibles. L’Espagne est la moins souple lorsqu’il s’agit d’heures flexibles (41 %).

La flexibilité du lieu et du moment où les employés effectuent leur travail y est un peu moins ancrée. Les Pays-Bas donnent le ton à cet égard : la moitié des employés néerlandais choisissent où (50 %) et quand (47 %) ils travaillent, ce qui est nettement supérieur à la moyenne européenne (39 % pour où et pour quand). Là aussi, l’Espagne est la plus conservatrice : 4 employés espagnols sur 10 indiquent qu’ils ne peuvent pas choisir quand ils font leur travail, et près de la moitié d’entre eux signalent qu’ils n’ont pas voix au chapitre quant à l’endroit où ils travaillent.

Tenir les heures à jour consciemment

Les travailleurs sont plus que jamais à la recherche de liberté pour organiser leur vie et leur travail, lesquels sont de plus en plus imbriqués. La flexibilité est donc une donnée essentielle pour attirer et garder les travailleurs. Cela a en effet un impact positif sur l’équilibre travail-vie privée. En tant qu’employeur, il est également judicieux d’offrir aux collaborateurs le soutien qui leur permet de bien gérer leur liberté en matière de temps de travail. Plus de la moitié des employés européens indiquent que la tenue à jour des heures de travail les y aide : ils estiment que l’enregistrement du temps de travail est une bonne manière de maintenir l’équilibre entre travail et vie privée. Cela vaut notamment pour les employés néerlandais (63 %), suivis par les employés norvégiens et allemands (57 %). 

Ces derniers sont également les leaders dans le suivi délibéré des heures de travail, avec 82 %. La Suède (78 %) et l’Italie (77 %) suivent de près. En Belgique, un peu plus de la moitié des employés (54 %) suivent bien leurs heures. Le nombre d’heures prestées est le moins tenu à jour en France (43 %). 

« Un bon équilibre travail-vie privée est essentiel pour que les travailleurs restent motivés. Nous savons à présent que cet équilibre entre vie professionnelle et vie privée contribue directement à une engagement accrue et à une diminution du nombre de burn-out. Heureusement, avec la bonne technologie, il est possible de suivre la situation de près », explique Anne-Lise Demortier, Business Partner - Payroll & HR Solutions chez SD Worx. 

Peter s’Jongers, CEO de Protime, précise : « Tout comme un capteur de fréquence cardiaque nous alerte lorsque nous faisons du sport un peu trop intensivement, les outils d’enregistrement en ligne peuvent également déclencher une sonnette d’alarme. En effet, vous n’êtes pas payé pour travailler 60 heures afin de terminer vos missions. La pointeuse moderne, qui enregistre non seulement vos heures via des applications mobiles, mais peut également y associer votre productivité, devient dès lors encore plus importante en ces temps de télétravail. En tant que bons coaches, les dirigeants jouent ici un rôle capital. En cas de charge de travail trop élevée, ils peuvent adapter à temps le planning du personnel et ainsi contribuer à prévenir le burn-out. »

Quatre collaborateurs sur dix consultent leurs e-mails après les heures de travail

Pourtant, le maintien de cet équilibre n’est pas évident pour tout le monde. Ainsi, 41 % des personnes interrogées affirment qu’elles consultent parfois les e-mails professionnels ou qu’elles répondent aux appels téléphoniques liés au travail après les heures de travail. En Norvège, ce chiffre atteint 56 %, un contraste important avec l’Allemagne, où 3 employés sur 10 s’occupent sporadiquement des appels téléphoniques ou e-mails liés au travail après les heures. 

En matière d’heures supplémentaires, la France est en tête (56 %), suivie par la Belgique (53 %) et les Pays-Bas (53 %). La Scandinavie est la région la plus minutieuse lorsqu’il s’agit d’heures prestées. Il y a également une différence notable au niveau de l’âge. Ainsi, 52 % des employés âgés de 25 à 29 ans déclarent prester régulièrement des heures supplémentaires. Plus le travailleur est âgé, plus ce pourcentage diminue. 42 % des 50-54 ans affirment continuer à travailler après les heures, contre 40 % chez les plus de 55 ans.

« En raison du travail à domicile obligatoire dû au coronavirus, lorsque c’était techniquement possible, de nombreux collaborateurs ont découvert ces dernières années les heures de travail plus flexibles. Les travailleurs considèrent comme un grand avantage de pouvoir choisir où et quand ils travaillent, s’ils travaillent au bureau ou à domicile. Dans le même temps, la frontière entre l’ensemble des tâches et le travail effectué s’estompe. L'étude nous apprend que la tenue à jour des heures prestées aide à maintenir l’équilibre travail-vie privée », conclut Anne-Lise Demortier.

À propos de l’enquête

Dans le cadre de la guerre pour le talent, iVox a mené une enquête pour le compte de SD Worx et Protime sur la manière dont les travailleurs européens gèrent leur temps. L’enquête se concentre sur l’attractivité de l’employeur dans la guerre pour le talent, où l’on a examiné ce que les collaborateurs recherchent chez un employeur et ce sur quoi les employeurs se concentrent pour être/devenir un employeur attrayant. L’étude aborde 7 pièces du puzzle avec lesquelles les employeurs peuvent se mettre à l’œuvre : bien-être et RH axées sur l’humain, organisation du travail flexible, politique salariale motivante, culture inspirante et stimulante, poste de travail numérique, gestion des talents dans des carrières et un recrutement durables.

L’enquête a été menée en février et en mars 2022 en Belgique, en Allemagne, en France, en Finlande, en Italie, aux Pays-Bas, en Norvège, en Espagne, au Royaume-Uni et en Suède. Au total, 10.119 travailleurs ont été interrogés (environ 1.000 par pays), dont 5.495 employés. L’échantillon est représentatif des marchés de l’emploi spécifiques locaux et présente la même composition selon le sexe, l'âge et le diplôme par rapport à la population active au sein des pays concernés.