Une intra et inter-reconnaissance

30 juin 2015

Le managing director international de SD Worx conçoit que la bonne réponse à la globalisation repose sur une présence mondiale tout en maintenant une identité locale.

Monsieur Vanbever, quel est l’événement qui vous a le plus marqué dans votre secteur d’activité au cours de ces derniers mois ?

« Plus qu’un événement, c’est le mouvement de fond de la globalisation qui, sans être récent, tend à s’amplifier au fil des années. Cela se traduit, pour les groupes internationaux, par, entre autres, une volonté de réduire leurs prestataires externes. A notre niveau, nous en ressentons les effets à deux niveaux : d’une part, quelques rares clients locaux ont été contraints par leur maison mère à s’attacher les services d’un autre prestataire, mais d’autre part, notre portefeuille s’est étoffé d’une nouvelle clientèle par l’apport du réseau à l’international. »

Quels sont les piliers sur lesquels vous comptez appuyer votre croissance ?

« Elle passe tout d’abord par le développement de nouveaux partenariats visant à élargir notre éventail de prestations. Dans ce cadre, nous recherchons des partenaires « interfaces » pour répondre aux besoins de grands groupes dans leur stratégie d’harmonisation de leurs solutions RH à l’ensemble de leurs entités, tout en y adjoignant, pour le cas de leurs filiales luxembourgeoises, un volet spécifique à la réglementation locale. Un autre de nos piliers est l’on-site. Actuellement, près de 70% du marché sont orientés insourcing. Cependant, de plus en plus de sociétés nous sollicitent pour appuyer leur département Payroll en interne, dans un souci de gagner en expertise. Enfin, le BPO, pour tout ce qui concerne les RH, est également l’un de nos axes de croissance. »

Quels sont les profils que avez le plus de mal à recruter ?

« Nous sommes en pleine phase de recrutement et je reconnais que nous connaissons quelques difficultés à recruter des profils de type project manager. Il n’est pas évident de trouver sur le marché des professionnels qui combinent à la fois les connaissances de base du marché en termes de métier et la maîtrise de la gestion d’un projet, de A à Z. »

Quel type de manager êtes-vous ?

« Je pense avoir bien plus la carrure d’un leader que d’un manager. J’ai personnellement besoin de beaucoup de liberté dans mon job pour donner le meilleur de moi-même. Aussi, je m’attache à communiquer clairement sur nos objectifs, à développer une ambiance de travail, à stimuler par l’enthousiasme, à donner des responsabilités et ma confiance à mes collaborateurs afin qu’ils aient toute latitude pour travailler dans cet esprit. Il me tient à cœur de réussir à deux niveaux : les résultats et le développement de chaque membre de nos équipes. »

Quelles sont vos principales qualités ?

« Je dirais que je suis un team player, une personne créative et dynamique qui accorde beaucoup d’importance aux personnes, en développant notamment un bon climat de travail, une ambiance agréable et stimulante. »

Et vos principaux défauts ?

« Je suis impatient, ce qui me conduit parfois à contourner les processus pour atteindre mes objectifs. En outre, je ne prends pas suffisamment le temps de rentrer dans les détails. Mais j’ai conscience de mes défauts et je les pallie autant que possible en m’entourant de personnes complémentaires. »

Si vous aviez dû faire une autre chose, qu’auriez-vous aimé faire ?

« Au moment de mes études, mon rêve était de devenir journaliste et plus particulièrement journaliste sportif. Aujourd’hui encore, ce métier m’attire. »

Comment voyez-vous votre société dans cinq ans ?

« Au niveau luxembourgeois, nous bénéficions déjà d’une belle part de marché et notre objectif est donc de continuer à croitre sereinement et gravir les échelons de la chaine des services. Malgré notre caractère global, nous souhaitons conserver notre identité luxembourgeoise et surtout asseoir nos activités sur la satisfaction client sans cesse améliorée. »