Les ambitions de Sébastien Genesca pour SD Worx

20 avril 2016

Après une vingtaine d’années dans l’IT au Luxembourg, dont huit ans chez CGI, Sébastien Genesca a accepté de prendre la tête de l’antenne luxembourgeoise du spécialiste RH SD Worx. Sa nomination en février fait suite au départ en retraite de Mady Dondlinger.

Depuis le 1er février, Sébastien Genesca autrefois directeur général de CGI, ex Logica, a progressivement repris les rênes de la branche luxembourgeoise de SD Worx. Pour faciliter la transition avec son prédécesseur, il a travaillé trois mois avec Mady Dondlinger, directrice générale depuis novembre 2012, partie en préretraite le 1er avril. «Ce qui m’a intéressé dans ce challenge, c’est la possibilité de toucher à des domaines proches de la vie des travailleurs, du payroll aux droits sociaux. En entreprise, mes interlocuteurs sont différents de ceux avec lesquels j’avais l’habitude de travailler par le passé. C’est très rafraichissant intellectuellement».

Basé à Capellen, le prestataire de services RH emploie actuellement 55 collaborateurs sur trois lignes business: la gestion du payroll, qui représente 90% de son chiffre d’affaires et peut aller jusqu’au BPO, le conseil légal et fiscal de différentes natures et la formation, notamment juridique.

La succursale luxembourgeoise dispose d’une base de clients de 450 sociétés, de toute taille et de tout secteur. Chaque mois, ce sont 15.000 salaires qui sont calculés par les équipes. «Nous ne souhaitons pas changer cette diversité, mais encore l’accentuer et enrichir notre palette de services, notamment en formation. Notre souhait est de rester le partenaire de tout type d’entreprise», affirme le country manager. Autre intention: encourager encore davantage l’innovation dans les RH comme dans le business.

L’IT comme levier

Venu du monde de l’IT, Sébastien Genesca a accumulé une solide expérience de la consultance et du service client, aspect essentiel pour sa nouvelle casquette. «Après trois mois, j’ai pu détecter quelques similitudes avec mes missions précédentes, dont le souci du client. Dans une société de services, c’est indispensable. Si on ne l’a pas compris, on passe à côté de l’essentiel. Notre approche est avant tout pragmatique, proactive et faite d’écoute», explique-t-il.

Engagé pour générer une nouvelle dynamique business et RH, le directeur général, désormais seul aux commandes, a choisi de réorganiser l’IT de manière plus transversale, une de ses premières décisions. «De par mon parcours, je ne vois pas l’IT comme un centre de coût, mais comme un ‘business enabler’, un levier de croissance. J’ai découvert que, dans la gestion du payroll, l’informatique joue un rôle essentiel. D’autant plus que SD Worx a fait le choix de développer son propre logiciel de paye et que son offre s’articule autour d’un portail client. Dans nos services, l’IT est au centre. Elle le sera encore plus à l’avenir».

Franchir les frontières

Avec l’arrivée de son nouveau country manager, SD Worx espère consolider sa position au Luxembourg, mais aussi en dehors de ses frontières. «Faisant partie d’un groupe international et qui emploie 2.700 personnes en Europe, nous bénéficions d’un réseau de partenaires internationaux. Il y a de nombreuses synergies à développer. Nous avons la force de frappe nécessaire pour suivre nos clients à l’étranger. C’est un atout conséquent».

L’ambition pour les années à venir est aussi de développer les activités de conseil et d’outsourcing RH, ainsi que de valoriser le learning center local, qui proposera un nouveau modèle de formation d’ici quelques mois. «Mon moteur sera de continuer à faire ce qu’on fait bien et trouver de nouvelles niches, achève Sébastien Genesca. Nous avons un gros travail commercial pour montrer à nos clients payroll qu’on est aussi actifs dans d’autres domaines et expliquer à la Place grand-ducale notre positionnement et nos atouts».

À noter que le Luxembourg continue d'occuper une place particulière au sein de l'organisation globale de SD Worx puisque les développements internationaux y sont coordonnés sous la houlette de Thierry Vanbever.